Stage SARROS à La Sarre en Abitibi-Ouest

Stage SARROS à La Sarre en Abitibi-Ouest

Vous aimeriez faire un super stage en médecine familiale mais vous ne savez pas où aller? Quels sont les milieux de stage les plus prisés, les plus appréciés, les plus capotés? Les étudiants révèlent les secrets les mieux gardés de leur faculté et nous racontent pourquoi ils ont adoré certains milieux en particulier.

Stagiaires sur rail

Durant l’été 2012, à mi-chemin de mon parcours préclinique à l’université de Montréal, j’ai eu la chance d’effectuer un stage SARROS au CSSS des Aurores-Boréales, à La Sarre. Cette ville, dans laquelle j’ai résidé pendant 1 mois, est située dans le nord-ouest de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, à environ une dizaine d’heures de route de Montréal. Deux autres étudiants de ma promotion ont fait le stage au même moment que moi et nous étions tous les trois logés au rez-de-chaussée d’un charmant bungalow tout équipé.

Bien vite, j’ai découvert que ce CSSS était constitué d’une équipe dynamique, passionnée et accueillante. De plus, l’équipe de l’UMF démontrait un intérêt certain pour l’enseignement qui, de ce que j’ai pu observer, offre un suivi beaucoup plus personnalisé que dans un grand centre hospitalier, vu le petit nombre de résidents (environ 3 ou 4).  Durant ce mois de stage, j’ai pu suivre des médecins de famille, des spécialistes, des résidents, des infirmières, des pharmaciens et même des ambulanciers !

… il a toujours été très clair que si un intérêt se développait dans une sphère particulière, je n’avais qu’à en parler aux personnes concernées pour modifier mon horaire selon mes préférences.

N’ayant jamais travaillé dans le domaine de la santé avant le début de mes études médicales, j’ai été très heureuse de pouvoir découvrir différents milieux, comme l’urgence, l’hospitalisation, les soins de longue durée, la clinique en bureau, les soins palliatifs, la clinique de semi-urgence, etc.  De plus, comme je n’ai pas encore terminé mes études précliniques, il est certain que je ne possédais pas toutes les connaissances nécessaires pour comprendre chaque cas dans ses moindres détails. Cependant, les professionnels que j’accompagnais n’ont jamais hésité à répondre à mes questions et ils m’ont également laissé le loisir de me pratiquer en me demandant, par exemple, d’aller questionner et examiner sommairement un patient moi-même avant d’y retourner avec eux. Mine de rien, ça m’a « remise dans le bain » pour le retour à l’école!

Le centre-ville de La Sarre

Dès mon inscription au stage, c’était mon désir d’avoir un horaire varié touchant à divers milieux et pratiques. Par contre, il a toujours été très clair que si un intérêt se développait dans une sphère particulière, je n’avais qu’à en parler aux personnes concernées pour modifier mon horaire selon mes préférences. J’ai donc pu assister à un accouchement et j’ai aussi passé une journée au bloc opératoire.

En terme de divertissements, si je n’avais qu’une seule activité à suggérer, je n’hésiterais pas une seconde : randonnée au parc national d’Aiguebelle. Cet endroit déborde de paysages magnifiques, d’animaux sauvages et de végétation… il faut toutefois être prudent pour ne pas s’y perdre, ce qui est malencontreusement arrivé à mes amis et moi-même… Pour ceux qui ne sont pas aussi fervents de la nature, il y a d’autres activités offertes, comme le cinéma ou encore les quelques « resto-bars » présentant des spectacles variés.

Je terminerai en disant que je recommande ce milieu à tous ceux souhaitant vivre une expérience enrichissante et agréable!

Propos recueillis par Rachel Rodrigue
Université de Montréal

 

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