Éditorial

Éditorial

Image tirée de Pasunnumero.ca, FMOQ

Depuis février dernier, la médecine de famille s’est occupée à défendre ses patients contre les effets nocifs de politiques rétrogrades en santé et les étudiants et les étudiantes en médecine n’ont pas hésité à suivre l’exemple de leurs professeurs et de leurs mentors. En parallèle, avec la campagne « Pas un numéro » de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui s’oppose farouchement au projet de loi 20, la communauté étudiante québécoise s’est organisée, avec l’aide des associations médicales étudiantes locales et de la Fédération médicale étudiante du Québec, pour orchestrer une manifestation pacifique qui s’est dirigée vers la Colline parlementaire en plus de maintenir une présence active sur les médias sociaux.

Cette effervescence socio-politique des derniers mois a finalement atteint son point culminant avec le dépôt des mémoires de la FMOQ et de la FMEQ lors des auditions publiques sur le projet de loi 20. Les médecins de famille, étant à la première ligne des soins de santé au Québec, sont habituellement les plus touchés par toute nouvelle politique de santé visant à en accroître la productivité ou la rentabilité. Pourtant, comme illustré par les profils impressionnants des médecins qui se sont auparavant entretenus avec Première Ligne, la médecine de famille est loin d’être une pratique médicale homogène. De la pratique en bureau jusqu’à la médecine de rue, tous les goûts sont dans la nature, mais aussi dans la médecine de famille.

Ce mois-ci, deux médecins aux origines communes mais aux pratiques opposées, nous dévoilent leurs réalités potentiellement menacées par le projet de loi 20 : les docteurs Éric Contant et Marie Catherine Pronovost Normand, sont tous deux des anciens de l’Université de Sherbrooke. Le premier pratique en communauté crie dans le Grand Nord du Québec, tandis que la deuxième s’est établie à Québec—où elle s’est entretenue avec Léa Bélanger Sanscartier—après un détour par la Gaspésie. Entre la pratique médicale, l’enseignement, la recherche clinique et la formation continue, la vie d’un médecin de famille, même en début de carrière, constitue un défi professionnel important, surtout lorsque associée à une responsabilité sociale. Première Ligne a également discuté avec Serge Keverian, président de la Fédération médicale étudiante du Québec, de ses futurs plans de carrière.

Il est particulier de constater que les médecins de famille sont souvent les premiers à se mobiliser lorsque le système de santé est menacé et ce n’est certainement pas un hasard lorsqu’on sait que les différentes associations professionnelles médicales soutiennent les futurs omnipraticiens avant même que leur carrière ne débute. Ainsi, bien que mon mandat avec Première Ligne s’achève avec ces derniers mots, je ne peux qu’être reconnaissante pour la guidance de la FMOQ à l’égard de toute notre équipe de rédaction et du soutien inconditionnel de notre Webmestre mais, surtout, je suis fière du travail colossal que mes collègues des Groupes d’intérêt en médecine familiale (GIMF) et que mes corédacteurs ont accompli au cours de la dernière année.

Merci à chacun et chacune d’entre vous de continuer à croire en la médecine de famille,

Nina Nguyen, équipe 2014-2015Nina Nguyen
Rédactrice en chef 2014-2015

Dans ce numéro