La médecine familiale : communication, leadership, diversité… et défis

La médecine familiale : communication, leadership, diversité… et défis

Espace FMRQ, novembre 2014Portrait de Dre Pooja Aysola, R2 en MF, présidente de l’Association des résidents de McGill et vice-présidente de la Fédération des médecins résidents du Québec.

Déjà à l’adolescence, Pooja Aysola se démarquait sur les plans social et académique. Côté sport, elle demeure active, de l’époque où elle est présidente de son équipe de ski de fond au secondaire, jusqu’à son implication dans les MedGames en 2011. Parallèlement, elle a participé aux travaux de nombreux comités sur le plan académique. Elle assume cette année la présidence de l’Association des résidents de McGill (ARM). Elle est aussi vice-présidente et administratrice de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ).

Pourquoi la médecine ?
Pooja Aysola est née et a grandi sur la Rive-Sud de Montréal. À l’adolescence, elle déménage aux États-Unis où elle complète ses études secondaires et collégiales. Mais ses racines la ramènent chez nous, en 2009, pour ses études doctorales et postdoctorales à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Dre Aysola choisit la médecine alors qu’elle est très jeune. Ses parents ne sont pas médecins, mais elle a beaucoup de tantes et d’oncles qui exercent cette profession, tout comme son frère aîné, médecin et chercheur.

Pourquoi la médecine familiale ?
Pooja voulait une profession qui lui permettrait de réunir tous ses intérêts… et ils sont nombreux. Que ce soit lors du suivi des patients en clinique, lors des visites en salle d’urgence, ou encore pour le traitement des toxicomanies et de la douleur chronique, elle ne dit jamais non à un défi.

Quand elle a choisi la médecine familiale, Pooja s’inquiétait de l’ampleur des connaissances et la diversité des pathologies que traite un médecin de famille. Mais cette crainte s’est rapidement estompée. Pooja a choisi la médecine familiale pour la relation patient-médecin, la confiance que l’on peut développer avec les patients.

Pour elle, jamais de demi-mesures
Alors qu’elle se prépare à son examen de certification en mai prochain, Pooja songe à effectuer une 3e année de formation complémentaire en urgence. Est-ce parce que le travail en urgence offre un milieu plus stimulant ? « Non, répond-elle. Ça comble ma soif d’adrénaline. Mais, en fait, c’est le travail en cabinet qui pose plus de défis. On voit des patients que l’on suit dans le temps, on apprend à les connaître et on les aide à recouvrer et garder la santé poursuit-elle. »

Selon elle, la médecine familiale offre la flexibilité de mener une carrière très diversifiée, bâtie sur les intérêts de chacun. « C’est très gratifiant ! On a la chance de travailler avec des enfants, des adolescents et des adultes, souvent dans la même journée, souligne Dre Aysola. Peu de spécialités permettent de faire ça ».

De l’adrénaline au quotidien
Pour Pooja, l’engagement social et professionnel n’est pas un choix, c’est un mode de vie. Elle souhaite poursuivre une carrière enrichissante sur le plan clinique, tout en assumant un rôle de leader au sein de sa communauté et de la profession médicale : gérer une clinique, assumer une position de gestion en milieu hospitalier ou en GMF, contribuer à la formation de la relève médicale. Déjà, elle participe à un programme de mentorat destiné aux étudiants en médecine de 1re et 2e année et enseigne aux étudiants de 3e et 4e année.

Faire une différence
« J’aime m’impliquer. J’aime côtoyer plusieurs personnes de milieux différents afin de faire, ensemble, une différence dans la communauté, conclut-elle. La médecine familiale m’apporte toutes sortes d’occasion et la liberté de le faire à divers niveaux. Comment aurais-je pu résister

Johanne Carrier
Conseillère en communications et affaires publiques de la FMRQ

Dans ce numéro