Une spécialité au goût du jour!

Une spécialité au goût du jour!

À n’en juger par le nombre d’application au CARMS, par sa récente reconnaissance en tant que spécialité à part entière, par la place médiatique qu’elle occupe, par la mise sur pied des Groupes de médecine familiale, par la popularité des GIMF, du Symposium étudiant de médecine familiale et de Première Ligne, ainsi que par son importance sociocommunautaire, la médecine familiale est vraiment une pratique au gout du jour. Alors que des préjugés demeurent parmi les milieux spécialisés et universitaires, une vague de jeunes médecins omnipraticiens, qualifiés et professionnels démontent le stéréotype du vieux médecin de campagne, seul dans son cabinet, sans support technologique et professionnel. Voyons pourquoi la médecine de famille est une spécialité si « à la mode »!

Pratique varié : Tout d’abord, la médecine de famille rayonne au sein du système de santé  de par son omniprésence à tous les âges de la vie et dans tous les domaines de la santé, de l’obstétrique aux soins palliatifs, en passant par la chirurgie mineure, la santé mentale, les maladies chroniques et une multitude d’autres secteurs. Elle est aussi la seule spécialité qui réussit offrir ses soins à presque toute la population, dans tous les coins du Québec.

Rôle de premier plan dans l’organisation des soins : En formant la majeure partie de la première ligne et en assurant la continuité des soins auprès des patients, la médecine familiale occupe une place de choix dans l’organisation des soins au Québec.  Elle est celle qui peut coordonner la prestation des soins spécialisés, l’utilisation des tests diagnostiques et l’interaction avec les autres professionnels de la santé afin d’assurer un suivi cohérent de la condition de santé de l’individu, et ce au moindre coût pour le système.

L’enseignement est lui aussi un domaine où la médecine de famille s’impose. En effet, plusieurs médecins de famille occupent des postes facultaires ou participent à l’enseignement à différent niveaux de la formation médicale, de la formation préclinique à la formation continue.

La recherche : Comme en témoigne le médecin vedette du numéro de septembre 2013 de Première ligne, Dre Dominique Beaulieu, la médecine de famille parvient de plus en plus à s’imposer dans le domaine de la recherche. En effet, un nombre croissant d’omnipraticiens s’intéressent aux études cliniques et participent au progrès scientifique et à la poursuite de l’excellence médicale.

La gestion : Alors que plusieurs médecins se regroupent dans des GMF et que plusieurs autres professionnels se joignent aux équipes, la gestion des cliniques s’est grandement complexifiée. Un grand nombre de médecins de famille développent donc des connaissances extensives en gestion.  Il en va de même en milieu hospitalier et dans les instances régionales du ministère de la santé.

L’utilisation des nouvelles technologies : La médecine de famille est une pratique au gout du jour par l’utilisation d’une technologie à la fine pointe du progrès. Par exemple, plusieurs praticiens utilisent maintenant couramment l’échographie à des fins diagnostique, entre autre dans la pratique en urgence ou en obstétrique.  L’utilisation des dossiers électroniques, la télémédecine et la multiplication des utilités des tablettes et téléphones intelligents ne sont que quelques exemples supplémentaires de cette tendance.

Les techniques médicales : Avec des ressources matérielles plus abondantes au bureau, les médecins de famille peuvent pratiquer une variété de techniques médicales. Par exemple, les praticiens sont en mesure d’effectuer des infiltrations ou même de petites chirurgies directement au cabinet. Cela leur permet de pouvoir assurer des soins de plus en plus complets à leurs patients.

Santé populationnelle : Les omnipraticiens, par leur approche de prévention et de promotion de la santé sont un acteur important des politiques de santé publique.

Vision internationale : Beaucoup de médecin de famille participent à des missions humanitaires afin de prêter mains fortes suite à des désastres naturels, dans des zones de combat ou dans les zones les plus pauvres de la planète.

Interdisciplinarité : L’organisation de la médecine de famille intègre de plus en plus l’interdisciplinarité dans divers contextes cliniques, que ce soit avec les spécialistes ou avec les autres professionnels de la santé. Avec les groupes de médecine familiale (GMF), plusieurs de ces professionnels se joignent aux équipes afin d’assurer une offre de soins complète dans les cas les plus complexes.

Voilà un mince aperçu des raisons qui pourrait vous faire pencher vers une carrière en médecine de famille, une spécialité qui évolue au rythme des besoins de la population et qui innove constamment. Bonne lecture!

Samuel CaronSamuel Caron
Rédacteur en chef
Université Laval

Dans ce numéro